Immobilier à Auxerre : les classes C et D dominent la photographie des DPE
La photographie du parc diagnostiqué à Auxerre, publiée le 24 septembre 2026, repose sur une extraction ADEME du 18 septembre contenant 11 550 diagnostics enregistrés. Les classes C et D dominent cette base, tandis que les étiquettes F et G représentent 10,9 % des enregistrements.

À Auxerre, la photographie des diagnostics immobiliers présentée au 24 septembre 2026 fait ressortir un profil qui ne se résume pas aux seules étiquettes F et G. La classe D arrive en tête, devant la classe C, dans une base où les périodes de construction anciennes occupent une place importante. Cette actualité est celle d’une mise à jour des données locales, issue de l’extraction ADEME du 18 septembre 2026, et non celle d’un événement municipal. Pour les propriétaires vendeurs, les bailleurs et les acquéreurs, son intérêt est de situer un bien dans ce paysage, sans confondre les caractéristiques du corpus avec celles de chaque logement.
Une photographie de 11 550 diagnostics, pas de 11 550 logements
| Étiquette DPE | Diagnostics enregistrés à Auxerre |
|---|---|
| A | 18 |
| B | 108 |
| C | 3 940 |
| D | 4 327 |
| E | 1 900 |
| F | 824 |
| G | 433 |
Le périmètre étudié est celui d’Auxerre, dans l’Yonne, identifié par le code INSEE 89024. Le jeu local retient une population communale de référence de 35 097 habitants et contient 11 550 diagnostics enregistrés. Ces deux nombres décrivent des réalités différentes : la population d’un côté, les enregistrements de diagnostics de l’autre. Un même logement pouvant apparaître plusieurs fois, le second chiffre ne constitue pas un décompte de logements uniques. Il ne permet donc pas de mesurer directement la part du parc communal diagnostiquée. Cette distinction est essentielle pour interpréter les volumes présentés et éviter de donner à la base une portée qu’elle n’a pas.
La date de publication de cette analyse, le 24 septembre 2026, doit également être distinguée de celle de la dernière extraction utilisée, le 18 septembre. Les résultats décrivent cette extraction, sans établir une évolution par rapport à une photographie précédente. Aucun historique comparatif n’est fourni pour conclure à une amélioration ou à une dégradation du profil énergétique local. Les pourcentages d’étiquettes portent sur les diagnostics enregistrés ; certains indicateurs de construction sont présentés à partir du corpus géolocalisé. Ces précisions de méthode ne sont pas accessoires : elles déterminent ce que les chiffres permettent réellement de dire et ce qui reste hors de leur portée.
C et D forment le centre de gravité du profil auxerrois
Avec 4 327 diagnostics, soit 37,5 % des enregistrements, la classe D est la plus représentée à Auxerre. Elle devance la classe C, qui rassemble 3 940 diagnostics et 34,1 % du total. Le premier enseignement local est donc la prépondérance de ces deux étiquettes, plutôt qu’une concentration dans les classes les plus défavorables. À l’autre extrémité de la distribution, la classe A compte 18 diagnostics, soit 0,2 %, et la classe B en compte 108, soit 0,9 %. Cette répartition situe le cœur de la base, mais elle ne renseigne ni sur la valeur marchande des biens ni sur leur facilité à trouver un acquéreur.
Pour un vendeur ou un acquéreur, cette dominante C-D fournit un contexte de lecture, et non une évaluation individuelle. Un diagnostic classé D appartient à la catégorie la plus fréquente du corpus, mais cette fréquence ne démontre rien sur l’état général du logement concerné. De même, la faible représentation des étiquettes A et B décrit les enregistrements disponibles, sans établir la rareté exacte de logements uniques portant ces classes dans toute la commune. Le bon niveau de comparaison reste donc celui de l’étiquette enregistrée. Les données autorisent à situer cette étiquette dans la distribution locale, pas à transformer sa fréquence en avantage commercial chiffré.
- Classe D : 4 327 diagnostics enregistrés, soit 37,5 % de la base.
- Classe C : 3 940 diagnostics enregistrés, soit 34,1 % de la base.
- Classes A et B : respectivement 18 et 108 diagnostics enregistrés.
À Auxerre, la classe E compte 1 900 diagnostics, plus que les classes F et G réunies
Le deuxième trait marquant du profil auxerrois est le poids de la classe E : 1 900 diagnostics, soit 16,5 % des enregistrements. Elle est ainsi plus représentée que les classes F et G réunies, qui totalisent 1 257 diagnostics et 10,9 % de la base. Dans le détail, la classe F rassemble 824 diagnostics, soit 7,1 %, et la classe G en rassemble 433, soit 3,7 %. Pour lire les enjeux locaux, se limiter aux seules étiquettes F et G laisserait donc de côté une catégorie plus volumineuse, elle aussi concernée par des échéances réglementaires ou par l’audit énergétique selon le projet et le type de bien.
Ces volumes ne désignent toutefois pas autant de propriétaires concernés, de locations en cours ou de ventes à venir. La base ne fournit pas ici le nombre de logements uniques de chaque classe, leur situation d’occupation ni les projets de leurs détenteurs. La portée concrète de l’étiquette dépend donc d’informations propres au bien et à l’opération envisagée. Pour un bailleur, les classes G, F et E renvoient à des dates différentes en matière de décence énergétique. Pour un vendeur, elles doivent être rapprochées du champ de l’audit réglementaire. Le poids local de la classe E mérite ainsi une attention distincte, sans l’assimiler juridiquement à la classe G.
Un bâti ancien, avec un poids particulier de la période 1948-1974
La période de construction dominante est 1948-1974, avec 41,3 % du corpus géolocalisé. Les indicateurs d’ancienneté signalent également 30,0 % de bâti antérieur à 1949, 71,3 % antérieur à 1975 et 88,2 % relevant de périodes antérieures à 2001. Ces repères donnent une profondeur historique à la photographie énergétique : les diagnostics analysés s’inscrivent largement dans des périodes de construction anciennes. Ils ne doivent cependant pas être additionnés comme des catégories indépendantes. Les seuils « antérieur à 1949 », « antérieur à 1975 » et « antérieur à 2001 » sont emboîtés, tandis que la tranche dominante commence en 1948. Leur lecture exige de conserver ces bornes.
L’ancienneté et les étiquettes énergétiques sont présentées ici comme deux dimensions du profil local, pas comme une relation causale démontrée. Aucun croisement fourni ne permet d’attribuer les diagnostics F ou G à une période précise, ni de conclure qu’un logement construit avant 1975 appartient nécessairement à une classe donnée. Pour un acquéreur, l’année ou la période de construction apporte donc un contexte différent de celui du diagnostic énergétique. Pour un vendeur, l’appartenance à une période très représentée ne suffit pas à expliquer l’étiquette du bien. La photographie communale montre la coexistence d’un bâti ancien et d’une dominante C-D, sans documenter les trajectoires individuelles.
Surface, énergie et gaz : trois repères à ne pas confondre
La surface médiane indiquée dans le jeu local est de 60 m², tandis que les maisons individuelles représentent 16,4 %. Ces deux indicateurs complètent la distribution des étiquettes, mais ne décrivent pas à eux seuls un logement type dont toutes les caractéristiques seraient connues. La surface médiane est un repère de distribution, pas la surface de chaque bien diagnostiqué. De même, la proportion de maisons individuelles ne permet pas de déterminer combien d’entre elles portent une étiquette E, F ou G. Ce croisement absent est particulièrement important pour interpréter la portée de l’audit énergétique à la vente, dont le champ dépend aussi de la catégorie du bien.
La consommation médiane atteint 195 kWh/m²/an et le coût énergétique annuel médian estimé s’établit à 1 099 €. Le gaz naturel est le chauffage principal ressortant de l’extraction, avec 4 892 diagnostics. Ces données éclairent trois aspects différents : un niveau de consommation, une estimation de coût et une énergie de chauffage. Rien ne permet d’affirmer que leurs valeurs se rapportent au même logement ou au même sous-ensemble de logements. Le coût médian estimé n’est donc pas une facture promise à un acquéreur, pas plus que la présence du gaz naturel ne suffit à expliquer une étiquette. Aucun détail fourni ne mesure le lien entre chauffage et classement.
- Surface médiane : 60 m² ; part des maisons individuelles : 16,4 %.
- Consommation médiane : 195 kWh/m²/an ; coût énergétique annuel médian estimé : 1 099 €.
- Gaz naturel : chauffage principal identifié dans 4 892 diagnostics de l’extraction.
Location et vente : des conséquences différentes selon le projet
Pour les bailleurs, le calendrier fourni distingue clairement les classes. En métropole, les logements classés G ne satisfont plus le critère de décence énergétique pour un nouveau bail depuis le 1er janvier 2025. Les échéances prévues concernent ensuite la classe F en 2028, puis la classe E en 2034. À Auxerre, les 433 diagnostics G, les 824 diagnostics F et les 1 900 diagnostics E donnent une mesure de la présence de ces étiquettes dans la base. Ils ne constituent pas un décompte des logements proposés à la location, et encore moins un nombre de nouveaux baux concernés à la date de cette publication.
Pour la vente, le périmètre réglementaire fourni est différent : l’audit énergétique concerne les maisons individuelles et les immeubles en monopropriété classés E, F ou G en métropole, la classe E étant incluse depuis le 1er janvier 2025. Le nombre de diagnostics portant ces étiquettes ne suffit donc pas à compter les ventes soumises à audit à Auxerre. Il manque notamment le croisement entre classement et catégorie de bien, ainsi que l’identification des opérations de vente. Pour les vendeurs comme pour les acquéreurs, l’information utile est cette articulation entre étiquette, nature du bien et projet, plutôt qu’une application indistincte de la règle à tous les enregistrements.
- Nouveau bail en métropole : la classe G ne satisfait plus le critère de décence énergétique depuis le 1er janvier 2025.
- Location : les échéances prévues concernent F en 2028 et E en 2034.
- Vente : l’audit réglementaire concerne les maisons individuelles et immeubles en monopropriété classés E, F ou G ; E est incluse depuis le 1er janvier 2025.
Cinq secteurs analysés, mais aucun classement de quartiers possible
L’analyse locale mentionne cinq quartiers ou secteurs IRIS : Palais de Justice-Saint-Eusèbe-Pont, Tournelle-Saint-Gervais-Plattes, Saint-Germain-Hôtel de Ville-Saint-Pierre, Saint-Julien-Darnus et Saint-Siméon. Cette liste précise les secteurs étudiés, sans fournir ici leurs répartitions respectives par étiquette énergétique. Elle ne permet donc pas d’établir lequel concentrerait les diagnostics les plus favorables ou les moins favorables. Aucun volume sectoriel, aucune consommation médiane par secteur et aucun croisement entre période de construction et étiquette ne sont disponibles dans les faits présentés. La photographie est locale, mais ses résultats chiffrés exploitables dans cette analyse restent ceux du périmètre communal ou des corpus explicitement désignés.
Pour un propriétaire ou un acquéreur, cette limite évite une lecture trompeuse de l’adresse. Le fait qu’un secteur figure dans l’analyse ne signifie pas qu’un bien situé dans ce secteur partage automatiquement le profil communal. Il serait notamment infondé d’attribuer la dominante 1948-1974 à l’un de ces secteurs ou de désigner un quartier comme particulièrement concerné par les classes F et G. Les données fournies ne permettent pas davantage de comparer les secteurs sur leurs coûts énergétiques. L’échelle communale donne un contexte utile, tandis que l’appréciation d’un bien reste distincte de ce contexte. Aucune hiérarchie territoriale plus fine ne peut être tirée de cette seule liste.
Les risques recensés complètent le DPE sans décrire chaque adresse
Géorisques recense cinq familles de risques pour le périmètre local : inondation, mouvement de terrain, risque industriel, rupture de barrage et transport de marchandises dangereuses. Le potentiel radon indiqué est de 1 ; la zone sismique est non renseignée. Ces informations relèvent d’un autre registre que le classement énergétique et ne doivent pas être utilisées pour expliquer les résultats des DPE. Leur présence dans le jeu local ne démontre pas non plus une exposition identique de chaque adresse. Quant à la mention « non renseignée » pour la zone sismique, elle indique une information absente, et non une absence de risque établie par les données.
Au terme de cette mise à jour, le profil d’Auxerre se distingue par trois éléments : la domination des classes C et D, le poids de la classe E supérieur à celui des classes F et G réunies, et l’importance des périodes de construction anciennes. Les indicateurs de surface, de consommation, de coût estimé et de chauffage complètent cette lecture sans former le portrait d’un logement unique. Pour vendre, louer ou acheter, l’utilité de la photographie tient à ces repères et aux distinctions qu’ils imposent. Elle ne fournit ni estimation de prix, ni délai de transaction, ni preuve d’une évolution récente du parc communal.
Questions fréquentes
Les 11 550 diagnostics correspondent-ils à autant de logements à Auxerre ?
Non. La base contient 11 550 diagnostics enregistrés et un même logement peut apparaître plusieurs fois. Les parts par étiquette décrivent les enregistrements, pas une répartition de logements uniques.
Quelles étiquettes énergétiques sont les plus représentées ?
La classe D arrive en tête avec 4 327 diagnostics, soit 37,5 %, devant C avec 3 940 diagnostics, soit 34,1 %. La classe E représente 16,5 %, contre 10,9 % pour F et G réunies.
Quels biens sont concernés par l’audit énergétique réglementaire à la vente ?
En métropole, il concerne les maisons individuelles et les immeubles en monopropriété classés E, F ou G. L’inclusion de la classe E s’applique depuis le 1er janvier 2025. Les données locales ne permettent pas de compter les ventes concernées.